La ronde Aliénor d'Aquitaine de Bruno (2018)

raa alienor d aquitaine carte 2018Préambule : " Pour atteindre l’objectif, il faut se préparer ! C’est bien connu…"

Objectif : Ronde Aliénor d’Aquitaine – Brevet de Randonneurs Mondiaux (BRM) de 1200km – Date du 08 au 12 juillet 2018 – départ de Saint-Médard en Jalles arrivée à Saint-Médard en Jalles – Dénivelé positif 10 000m, en moins de 90 heures.

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raa bruno robitail 2018 07 02La préparation a donc débuté en mars, par un BRM 200 très frisquet en duo avec le capitaine président Gilou au départ de FLINS, le 18 mars à 5h du matin (à la suite d’un faux départ la semaine d’avant à ANDRESY, la faute à une roue avant absente au moment de sortir le vélo de l’auto, on ne rigole pas, c’est possible…le monocycle n’est pas autorisé sur ce genre d’épreuve). Préparation poursuivie au mois d’avril par un stage du soleil à Roquebrune sur Argens (Var) renommé pour cette année « stage d’adaptation à la conduite d’un vélo sous la pluie » voire « d’un véhicule non motorisé à 2 roues amphibie » avec le Groupe 2, stage que j’ai écourté (retour maison le jeudi) tellement il a plu cette semaine-là, j’étais écœuré (c’était mon premier stage de ce genre) une véritable déception (pour l’année prochaine je réfléchis à me trouver un véritable stage au soleil…. reste à trouver un lieu sûr), Du coup, je me suis lancé sur la Jean Racine à Chevreuse le dimanche suivant, un super parcours qui vaut à mon sens largement Hauteurs et Vallées accompagné de Lionel et DJ nono (le roi de la musique connu au sein du peloton des longues distances et pas qu’au VCMB …). Un BRM 300 a suivi au mois de Mai avec un départ à 4h du mat à ANDRESY, une nouvelle fois mais là sur mes 2 roues… accompagné de Lionel, Daniel, DJ nono et Mohamed , puis 15 jours plus tard un BRM 400 à FLINS départ à 5h du mat pour aller voir la mer à Honfleur et retour, accompagné de la même équipe que pour le 300 sauf Mohamed mais renforcée par Ludovic et Jean-Luc. Une semaine plus tard, Villepreux – Les Andelys – Villepreux (courte sortie de 210km) avec le Gr 2, superbe balade par beau temps. S’en est suivi le 3 juin, la cyclo montagnarde du Jura à Lons le Saulnier D+ 4010m, parti en solo de très bonne heure pour faire les 220km, chevauchée stoppée l’après-midi dans une grange par un orage de grêle, ben oui ça pique… que j’ai fini avec une partie de l’équipe du VCMB sur le parcours en 2 jours. Nelly et Denis que je remercie pour m’avoir attendu pour finir cette cyclo ensemble, et ce fut fort sympathique. Cette préparation nécessaire a pris fin avec un 600km au départ de Pontoise, les 16 et 17 juin 2018 départ 6h, accompagné de Daniel et DJ Nono, une grande boucle autour de Paris. Après une telle préparation, on peut partir vers la Gironde un peu plus serein… 

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raa bruno robitail 2018 07 037 juillet 2018, J-1 : après avoir fait contrôler mon vélo par les organisateurs, je me suis installé à Libourne chez Karinne et Jean-Claude qui m’ont accueilli et choyé avant le départ, menu adapté : pâtes et riz, repos complet autour de la piscine… que du bonheur !

 

raa bruno robitail 2018 07 048 juillet 2018, jour J : arrivé à Saint-Médard en Jalles vers 17h en voiture avec chauffeur, Jean-Claude me dépose au point de départ avec toutes mes affaires. Il est temps de faire le tour de ceux déjà sur place pour prendre la température de l’aventure (déjà chaude) en attendant l’heure fatidique du départ fixée à 20h. Départ par vague à 20h11 précise de l’équipe du VCMB (Président Gilou, Lionel, Daniel, Jean-Luc et ma pomme, nous sommes accompagné par Christian un cyclo de Maurepas esseulé) pour l'étape la plus longue de ce BRM, 167 kms avant le 1er contrôle à VAUNAC atteint à 2h55, nous étions donc déjà le 09 juillet. Cette étape tranquille jusqu’à Périgueux km 139 (ensuite le dénivelé prévu au programme commence jusqu’à Bayonne… D+ annoncé 10 000m), a été ponctuée par un court arrêt à Libourne pour enfiler la chasuble et mettre de la lumière sur les vélos, mais aussi saluer au passage Karinne et Jean-Claude qui étaient bien sûr sur le bord de la route pour nous encourager. Nous sommes passés du département de la Gironde à celui de la Dordogne. Contrôle de VAUNAC qui au niveau alimentaire ne restera pas dans les mémoires tant les sandwichs étaient un peu sec ; à leur décharge, la semaine d’avant, ils avaient eu une tempête…

 

raa bruno robitail 2018 07 05A l’issue de ce premier arrêt, direction CHARTRIER toujours en Dordogne, étape de 71kms que nous atteindrons à 7h14 après une dernière côte tout à fait sympathique d’au moins 10% voire plus. Je laisse aux puristes le soin de me contredire ou pas ... A cette heure-là, petit déjeuner oblige après une nuit sans dormir, nous avions fait 244km en 11h environ. Ensuite direction MONPAZIER en passant par LES EYZIES DE TAYAC (contrôle libre) pour une étape de 91km que nous atteindrons à 12h42. Durant cette étape marquée outre par le relief, mais surtout par un accident grave d’un concurrent espagnol renversé par une voiture après être allé tout droit au stop à Saint-Geniès, il est aujourd’hui toujours dans un état critique, notre président Gilou est resté avec lui le temps que les pompiers et le SAMU arrivent…en espérant qu’il se remette de cette épreuve. Puis, nous sommes repartis vers MONPAZIER superbe petit village avec une place couverte sous arcades de toute beauté. Arrêt buffet, il faut bien manger et le cyclo lorsqu’il pédale, il faut l’alimenter. Là encore la dose de pâtes avait un goût de revient s’y...

 

raa bruno robitail 2018 07 06Après cette pause bien méritée, direction NERAC 95km plus loin. A partir de là, notre groupe va se disloquer quelque peu. Jean-Luc et Christian partiront devant, il reste donc à ce moment-là : Gilou, Daniel, Lionel et votre serviteur. Cette étape vers NERAC aura mis à mal beaucoup d’organismes tant la chaleur était suffocante, même sur le vélo, c’est tout dire. Les bidons avaient une durée de vie de 30mm maxi, après ça devenait de l’eau chaude et ce n’est pas très agréable pour se déshydrater. Cette situation va entrainer la dislocation quasi complète du groupe, Lionel qui en avait marre de s’arrêter arrivera en tête à NERAC, pour ma part j’y suis arrivé à 19h14 après un arrêt dans un troquet pour ingurgiter un Perrier citron bien frais, suivront Gilou et Daniel. Cette étape à NERAC sera pour moi un moment sympa puisque j’y ai retrouvé des amis montalbanais Max et Jacqueline, et des agenais Jean-Luc et son papa qui ont tout spécialement fait le déplacement pour me faire un petit coucou. Moment d’amitiés que j’ai véritablement apprécié. En effet, faire le déplacement pour quelques minutes de retrouvailles montre un véritable attachement. Une fois tout le monde arrivé, Daniel nous quittera pour rentrer chez lui (tendinite), Gilou restera sur NERAC pour y dormir. Après restauration et accord, nous repartons avec Lionel vers Le Houga. C’est là que nous attend le premier sac que nous avons déposé au départ avec à l’intérieur : des affaires de rechanges, de quoi se laver, un duvet, de quoi manger (compotes, pâtes de fruit, etc.). Nous ferons le chemin jusqu’au bout du périple tous les deux.

 

raa bruno robitail 2018 07 07La route vers Le Houga nous fera passer en quelques kilomètres du Lot et Garonne dans les Landes, et des Landes dans le Gers. Pour autant, nous n’arriverons pas plus vite au lit !!!!!! Nous atteignons le Houga à la fraîche si je puis dire à 23h52. Il est temps de faire un petit dodo réparateur (ça fait presque 28 heures que nous roulons quand même pour 500km de fait) après une bonne douche bien chaude malgré la chaleur. Nous trouvons une place dans le dortoir avec un tapis de gymnastique comme lit : "un vrai régal ! Si si je vous assure." Je demande à Lionel de mettre le réveil à 4h, parce qu’il me faut des boules Quies pour dormir et on s’endort, pas de rêves trop fatigué pour ça. A un moment, je me réveille, il est 4h. Lionel dort encore, bon je me lève et je commence à me préparer, à 4h30 je le réveille. Il n’avait pas entendu son téléphone… Il ne met pas de boules Quies lui… Petit déjeuner matinal, et nous repartons pas tout à fait réveiller. Je pense que la suite nous le prouvera… Direction SOUMOULOU 68 km plus loin, normalement… et sa garbure (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une soupe qui est excellente, je vous la conseille) en chemin, on passe du Gers dans les Landes (encore) et des Landes dans les Pyrénées Atlantique. Nous parcourons quelques kilomètres, Lionel devant à une allure respectable à cette heure-là et donc, moi derrière la tête dans le guidon, au bout d’un moment je regarde mon GPS « horreur » il m’indique hors parcours….STOP, pour faire le point et donc demi-tour. En fait, on a oublié de tourner à droite vers SEGOS, pris dans l’élan (à croire que 1219km ça n’était pas suffisant…). Je n’ai pas voulu calculer la distance de cette escapade hors du parcours. Nous retrouvons la trace et donc direction SOUMOULOU que nous atteindrons à 9h du matin pour le petit déjeuner. Ben oui, en fait dans les longues distances, ce qu’il y a de bien, c’est qu’il y a toujours plusieurs petits déjeuners, plusieurs déjeuners et plusieurs dîners dans la même journée. C’est vraiment sympa, je trouve ! Faut bien se motiver comme on peut. Personnellement, je n’ai pas trouvé la garbure sur ce coup, la soupe sera pour plus tard.

 

raa bruno robitail 2018 07 08Après cette halte, direction ASSON et le GRAAL de la RAA : le col du SOULOR. Nous sommes toujours dans les Pyrénées certes Atlantique, mais ça monte et ça descend toujours. En route, on passe par Nay, jolie petite bourgade. Arrêté au feu, je bois un coup et quand je remets mon bidon sur le porte bidon, je le retrouve par terre. Tu n’es toujours pas réveillé mon garçon, je me dis. Et ben si, j’étais bien réveillé, mais là, c’était le porte bidon qui a rendu l’âme. On traitera cette affaire à ASSON. C’est important d’avoir 2 bidons sous la main par forte chaleur. Après cette péripétie, arrivée à ASSON à 14h33, il faut manger et prendre des forces, le point culminant de la RAA nous attend. Initialement, on devait faire les cols du SOULOR et de l’AUBISQUE, l’effondrement de la route à Gourette en décidera autrement. Ce sera aller et retour ASSON - COL DU SOULOR – ASSON, soit 58km. L’ascension se fera sous un ciel couvert, bienvenu finalement avec la chaleur de la veille et mon seul bidon. Je vous le rappelle, petit détail mais qui a son importance. Comme on faisait l’aller et le retour, on pouvait laisser les sacoches au contrôle d’ASSON, quelques kilos en moins sur le vélo, c’est appréciable pour une ascension de 12km à 8% de moyenne 900m de dénivelé qui se fait avec 600km déjà dans les pattes, qui sera montée pour ma part tranquillos tout à gauche. Et mon porte bidon me direz-vous, et bien au retour du SOULOR, un porte bidon d’occasion m’attendait, gentiment offert par un bénévole, j’en profite pour les remercier tous de consacrer du temps pour nous permettre de réaliser notre passion ou nos défis. La RAA en est un. Au retour de cette ascension, après un EXCELLENT REPAS avec une piperade des familles, une bonne sieste s’imposait. Je n’ai pas calculé la durée de la sieste mais ce n’était pas 20 minutes…

 

Après ce repos très apprécié, direction Sauveterre en Béarn, distance 78.5km avec toujours au programme des montées et des descentes… Difficile de récupérer sur ce genre de parcours toboggan…Arrivée à Sauveterre à 20h05, premier dîner pensait-on. Après avoir repris quelques forces, direction Hendaye, nous sommes le 10 juillet 2018, soir de la demi-finale de coupe du monde Belgique-France (de football). La route vers Hendaye est toujours aussi bosselée, nous sommes dans le Pays Basque. Ici point de drapeaux français aux fenêtres, pas de cris : le silence. Nous croisons une ou deux voitures qui klaxonnent faiblement, sommes obligés de nous arrêter dans un patelin pour voir sur nos portables que la France avait gagné sa demi-finale. Arrivée à Hendaye à 2h17, et là, le grand vide : pas de quoi manger (sauf des croque-monsieurs mais froids…) y en a qui y ont trouvé un FOOD TRUCK sur place, il parait. Nous, ni le FOOD, ni le TRUCK et plus de places pour dormir… Résultat : 3 heures à attendre que le sommeil vienne, allongé par terre… Au bout de 817km de fait, il ne viendra pas… Cette halte ne restera pas non plus dans les mémoires, mais bon ça fait partie aussi du charme de ce genre d’épreuve… Ça forge le mental, et il en faut.

 

Au petit matin, départ tranquille, vue superbe avec le lever du jour sur la mer (ça compense le reste…), direction Saint Pierre d’IRUBE que nous atteindrons à 8h51. Petit parcours de 51km en passant par Bayonne, Boucau, que des pays de rugby. C’est aussi là que nous attend notre deuxième sac déposé au départ, même contenu que le précédent. Au passage, j’en profite pour alléger au maximum mes sacoches pour la fin du parcours. A nouveau une bonne douche réparatrice, on y resterait bien dessous une plombe, mais il faut continuer.

 

Nous repartons direction Mimizan, en route passage du département des Pyrénées Atlantique dans celui des Landes (encore une fois…), en passant par Capbreton, Hossegor, Seignosse, plages bien connues. Nous sommes dans les Landes, ce qui implique que nous sommes passés du mode toboggan au mode plat sur la route. Super me direz-vous, enfin un peu de repos pour le corps, et là, vous avez raison sauf que ce sont de grandes lignes droites avec un revêtement comment dire… inégal et, après avoir chauffé les muscles des jambes pendant bientôt 1000km, là, c’est le fessier qui chauffe… Je n’irai pas plus loin dans la description... Arrivée à Mimizan à 15h00, nouveau repas, il faut alimenter la bête.

 

Après cette nouvelle halte, direction LE MURET pour un contrôle dit libre, toujours du plat avec de grandes lignes droites, tranquille pour le corps mais difficile mentalement, surtout que le sommeil guette. Il faut rester vigilant et ce n’est pas si facile, surtout une donnée supplémentaire est venue nous faire face : le vent. Grandes lignes droites, vent dans le nez, je vous laisse apprécier... Après le MURET, nous revenons dans le département de la Gironde, ça commence à sentir bon, l’écurie approche… Les 1000km sont dépassés.

 

raa bruno robitail 2018 07 10Arrêt à Salles dans un supermarché pour acheter de la boisson fraîche, opération que nous avons répétée plusieurs fois durant le parcours. Là, on rencontre à la caisse une américaine dont le mari est sur le parcours. Une discussion débute devant le magasin in ENGLISH dans le texte, je vous laisse imaginer notre tête à tous les deux, enfin prises de photos pour sa galerie et on laisse la dame reprendre son automobile. Et nous, direction ANDERNOS les Bains, là, en plus des longues lignes droites viennent se présenter sur le parcours de superbes pistes cyclables que nous empruntons gage de sécurité, mais difficile à l’emploi tellement le nombre de routes traversées est important : freinage relance, freinage relance … Arrivée à ANDERNOS à 21h45, nous sommes toujours le 11 juillet. Superbe accueil par une équipe vraiment sympa et un repas digne de l’appétit d’un cyclo fatigué dans une excellente ambiance festive autour d’un match de foot dans mon souvenir la Croatie, mais je ne le jurerai pas. Après cette excellente halte, nous partîmes revigorés vers Lacanau Océan et son casino. On arrive difficilement à Lacanau, la piste cyclable utilisée n’est pas spécialement bonne. On gare nos vélos devant les portes du casino. Normalement, il y a là plutôt des voitures dites de luxe, mais bon 2 cyclos feront l’affaire. Nous sommes gentiment reçus par une demoiselle équipée du tampon qu’elle s’empresse de coller sur nos carnets de route. Des clients entrent au casino et nous demandent ce qu’on fait à cet endroit en pleine nuit… Au moment de repartir, j’entends un drôle de bruit, quelque chose vient de tomber par terre, je regarde et, là, petit moment de solitude : c’est ma pédale gauche… Est-elle cassée ? Non, ouf !!!!! Simplement desserrée, un petit coup de resserrage, et c’est reparti vers LESPARRE, avant dernière halte de ce BRM.

 

Ce nouveau tronçon emprunte la « route forestière des phares » sur 17km. Elle ne porte pas très bien son nom lorsqu’on la pratique de nuit (noire la nuit) sans aucune lumière alentour. Il fait froid, ben oui, l’amplitude entre la température du jour super chaude et celle de la nuit en pleine forêt est impressionnante, et en plus une route totalement défoncée en descente dure pour le f…..r à en hurler pas de rire… avec la lumière de Lionel qui donne des signes de fatigue. D’ailleurs à la fin de la route, une barrière se présente qu’il faut franchir sur le côté, Lionel s’engage confiant, mais c’est un tas de sable et c’est la chute. Rien de grave, mais quelques éraflures en souvenir. L’idée était de finir le BRM dans la nuit, mais compte tenu des problèmes de lumière, sagement, nous ferons halte à LESPARRE que nous avons atteint à 3h30, en commençant par ingurgiter une soupe bien chaude pour se réchauffer. Et oui, elle est là la soupe. Puis, un somme dans un dojo sympa pour dormir sur des tapis qui sont fermes.

 

Nous sommes le 12 juillet, nous partons vers Saint- Médard en Jalles terme de notre périple, au lever du jour sous un beau soleil, cette partie de route est superbe. Refaite pour le passage du tour de France quelques années plus tôt, elle nous permet de passer par les grands Châteaux bordelais, Margaux, Pauillac etc… les connaisseurs apprécieront, mais au-delà du vin, ce sont de très belles bâtisses entourées de parcs et de vignes superbement entretenus. Nous faisons une dernière halte à ARSAC pour y déguster un bon café en terrasse, nous avons largement le temps. L’arrivée à Saint-Médard se fait au bout des 65km de cette dernière étape à 9h42, soit largement avant le terme des 90 heures fixé à 14h pour être classé parmi les « finisher ».

 

A mon arrivée, je suis récupéré par mon chauffeur avec victuailles et boissons fraîches avant une grosse sieste, plutôt une demi-journée de sommeil qui ne suffira pas à effacer la fatigue mais qui était nécessaire et bienvenue. Au final avec Lionel, nous aurons réalisé cette Ronde Aliénor d’Aquitaine en mode gestion parce que le parcours est dur nativement, et qu’il aura été rendu encore plus dur par la météo.

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raa bruno robitail 2018 07 09Epilogue :

Remerciements :
au VCMB pour nous avoir accompagnés et soutenus durant toute la préparation notamment en prenant en charge les inscriptions à tous les BRM ;
• aux organisateurs de la RAA, ce BRM 1200 est dur mais superbe par la diversité des paysages, traversées et une organisation top notamment en permettant de déposer 2 sacs au long du parcours, restera à parfaire l’offre au niveau des repas pour certains points de contrôle ;
• à tous les bénévoles rencontrés pour leur gentillesse et leur disponibilité. Sans eux, rien ne peut se faire, avec des remerciements particuliers pour l’équipe d’ASSON ;
• à Lionel dit « yoyo » d’avoir partagé avec moi jusqu’au bout ce périple toujours dans le calme et la bonne humeur même au réveil….et sans lumière…
• à mes amis montalbanais et agenais pour être venus me rendre visite à Nérac ;
• particuliers aux Libournais Jean-Claude (mon chauffeur, cuisinier …) et Karinne pour l’hébergement, et toute la logistique dont je n’ai pas eu à m’occuper, un GRAND MERCI à tous les deux ;
• à tous ceux qui ont envoyé des mots d’encouragements durant l’épreuve, ça motive pour avancer ;
• et enfin à Madame d’avoir supporté toutes mes absences.

 

Enfin pour finir, je pense que vous en avez marre, quelques chiffres ; la RAA au final, c’est :
• 1219km pour l’épreuve en elle-même ;
• 85h pour la réalisation ;
• 8h de vrai sommeil en 3 périodes ;
• 3h à attendre le sommeil à Hendaye mais bon ça repose quand même ;
• une grande partie de la région Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes visitée ;
• 17 points de contrôle, hors départ et arrivée ;
• 6000km parcourus depuis le début de l’année 2018, RAA comprise ;
• 10 départements traversés certains plusieurs fois ;
• 181 participants au départ (initialement plus de 200 inscrits)
• 62 abandons durant l’épreuve

 

PS : Je vous remercie d’avoir lu ce récit jusqu’au bout, j’espère n’avoir pas été trop ennuyeux. DJ Nono, ta musique m'a manqué, surtout la nuit, mais il a fallu faire des choix et le GPS s’imposait… à suivre pour le futur.

 

Bruno ROBITAIL – VCMB Groupe 2 – Dossard RAA n°187

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